Pendant plus de 20 ans et
avant que J. Thomson ait publié ses résultats, les cellules souches
ont été l’objet d’études et de culture dans les laboratoires et ont
été employées avec une efficacité croissante dans différentes
applications thérapeutiques.
Ce
n’est qu’au cours de ces dernières années que les cellules souches
ont retenu l’attention des médias, suscitant l’intérêt croissant du
public et l’enthousiasme parmi les scientifiques.
L’espoir de convertir des cellules souches en cellules du tissu visé
semble annoncer la prochaine mise à disposition illimitée de
nouveaux tissus de remplacement. L’ère d’une nouvelle médecine
régénératrice est proche et c’est là une nouvelle terre promise pour
les économies des pays technologiquement avancés.
Cependant, les médias eux-mêmes n'ont pu cacher les soucis moraux
profonds surgissant du monde scientifique lui-même, des spécialistes
de l’éthique, des politiciens et des mouvements pro-vie, suscitant
un débat divisant l'opinion publique. Cette question est même
devenue matière à référendum, comme récemment en Italie.
En
fait, n'importe quelle future thérapie employant les cellules
souches embryonnaires suppose que les lignées cellulaires ont été
obtenues en sacrifiant les vies d’embryons humains. Ainsi est née la
nécessité de justifier moralement la destruction des embryons
humains par les grands bénéfices attendus des applications
thérapeutiques des cellules souches embryonnaires humaines. Cette
destruction est inévitable étant donné la procédure même
d’extraction des cellules de l’embryon.
Au
cours de ces dernières années certaines choses ont changé. D’un
coté, les cellules souches embryonnaires humaines, bien que plus
faciles à être cultivées in vitro, ont comme caractéristique de
poser d’énormes problèmes, aujourd’hui non résolus in vivo, comme le
développement des tumeurs, le besoin de donneurs compatibles, la
possibilité d'infections dues au milieu nutritif animal utilisé pour
les cultures de cellules.
D'un
autre coté, l'évidence scientifique a prouvé que les cellules
souches venant d’adultes ou extraites du placenta et du cordon
ombilical après la naissance d'un enfant sont beaucoup plus
abondantes et plus faciles à cultiver dans les laboratoires que ce
que l’on croyait précédemment. En outre, les cellules souches non
embryonnaires sont plus attrayantes étant donné leur capacité à
produire différents types de tissus, et plus efficaces dans leurs
applications thérapeutiques.
Il est
prévu pendant le congrès d’organiser un forum pour évaluer le
potentiel des applications thérapeutiques des cellules souches dans
les différents domaines cliniques. Cette revue complète sera
précédée par des présentations au sujet de l'histoire et des futures
directions de la recherche sur les cellules souches et par une vue
d'ensemble générale sur la biologie et la physiologie des cellules
souches.
L'impact de la recherche sur les cellules souches et leurs
applications sur la médecine régénératrice, le futur des
biotechnologies, l’impact sur l'économie et la politique elles-mêmes
des pays développés seront également examinés.
En plus
des mises à jour scientifiques, les experts qualifiés en matière de
bio-éthique discuteront les problèmes moraux résultant de la
recherche sur les cellules souches et des applications cliniques.
Les
lectures seront présentées par des conférenciers de haut niveau. En
outre, un grand espace sera réservé à la présentation des
communications orales libres et des posters. Les organisateurs
invitent les cliniciens, les scientifiques et les spécialistes de
l’éthique pour partager leurs expériences sur les cellules souches
dans les domaines couverts par les conférenciers invités et,
probablement aussi dans d'autres domaines.
Le lieu
de rendez-vous du congrès, à côté de la place St. Pierre, est
enchanteur et permettra aux participants d'apprécier l'atmosphère
magique, la saveur cosmopolite et la chaude hospitalité de la ville
éternelle. En plus d'un éventail de commodités, plusieurs instituts
religieux confortables voisins à un coût raisonnable ont été rendus
disponibles par les organisateurs.
Nous
sommes confiants que le niveau des sessions scientifiques et les
beautés de Rome attireront beaucoup de participants, faisant de ce
congrès un événement mémorable.
+ Evêque Elio
Sgreccia.
Président de l’Académie pontificale pour la Vie
Gian Luigi Gigli, M.D
Président de la Féderation internationale des associations médicales
catholiques (FIAMC)
Roma
14-17/IX/06